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Comment reconnaître une crise d’angoisse ou attaque de panique

Comment reconnaître une crise d’angoisse ou attaque de panique

Définition de la crise d’angoisse

La crise d’angoisse ou attaque de panique est souvent associée, pour la personne, à une impression de mort imminente, avec :

  • La sensation forte de perdre le contrôle de soi
  • L’idée de ne plus être dans la réalité
  • La croyance de se trouver dans un autre monde
  • L’impression de devenir four.

C’est une crise d’angoisse aiguë qui apparaît de façon brutale ou rapidement progressive et qui peut durer plusieurs heures. La personne va ressentir une peur intense (de mourir, de ne plus être dans la réalité…) avec :

  • La sensation de danger immédiat
  • Des manifestations physiques désagréables (tremblements, sidération, sueurs, douleurs au niveau du thorax, palpitations, sueurs, etc.)
  • Des difficultés respiratoires
  • Des crises de tétanie 
  • Vertiges
  • Engourdissement des membres

La fin de la crise se manifeste au but de quelques minutes à moins de 2 heures, laissant place à une sensation de soulagement et assez fréquemment à une fatigue intense.

Pourquoi les mécanismes de nos peurs se dérèglent parfois ? Pourquoi notre cerveau émotionnel prend alors le pouvoir ? Pour répondre à ce questionnement et au travers de récits étonnants, parfois bouleversants, le lecteur que vous êtes pourra être intéressé par l’ouvrage écrit par Christophe ANDRE, un des meilleurs spécialistes français des peurs et phobies. Dans son livre « Psychologie de la peur : Craintes, angoisses et phobies », cet auteur nous entraîne avec lui dans ses séances de thérapie. A partir de son expérience de médecin et de psychothérapeute, il nous explique comment guérir durablement de nos peurs. “

Les Origines des crises d’angoisses

Il est souvent énoncé que la crise d’angoisse ou attaque de panique intervient lorsque la personne est confrontée à :

  • Un stress excessif
  • Une peur majeure,
  • Une forte anxiété  

Entraînant une incapacité à réagir et à garder le contrôle devant la situation ou les informations sources de la crise. Il est aussi coutume de dire que les mécanismes de la crise d’angoisse font interagir de nombreux facteurs d’ordre biologique, psychologique, génétique, et cardio-respiratoire. 

Dans le cadre de la crise d’angoisse ou de l’attaque de panique, des troubles psychopathologiques sont associés, sans pour autant pouvoir dire si c’est l’apparition du trouble panique qui entraîne ces troubles ou si la présence de ces troubles conduit la personne à développer un trouble panique.

On distingue ainsi, associés, les principaux troubles psychologiques suivants :

  • La dépression
  • La phobie sociale ou scolaire pour les enfants et adolescents (anxiété liée à des situations sociales)
  • Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
  • Un stress post-traumatique
  • Un trouble de l’anxiété généralisé

Comment évoluent les crises ?

Les attaques de panique ou crise d’angoisse bien qu’elles ne soient pas graves en soi, sont très souvent vécues par la personne comme spectaculaires et frappantes.

Lorsqu’elles surviennent pour la première fois, elles ne laissent pas d’autres séquelles qu’un mauvais souvenir permettant à la personne de reprendre sa vie comme avant, sans modification du comportement et du mode de pensée

C’est lorsque les crises se répètent et se chronicisent qu’une prise en charge thérapeutique est nécessaire. Certaines personnes vont développer ce qu’on appelle une anxiété anticipatoire c’est à dire qu’entre deux crises d’attaque de panique, elles vont vivre dans la crainte de subir de nouveau une attaque de panique. Cette crainte de voir l’attaque de panique réapparaître n’importe où, n’importe quand peut entraîner une baisse importante de la qualité de vie de la personne.

Certains troubles (agoraphobie, dépression) peuvent apparaître secondairement à la répétition des attaques de panique.  Ainsi, la crainte d’être envahi par une nouvelle attaque dans un lieux public sans possibilité d’être secouru peut induire de nouvelles peurs comme la peur de sortir, d’être en présence d’inconnus ou de participer à des activités sociales ou professionnelles diverses.

De façon schématique, on peut distinguer quatre catégories de symptômes :

  1. Symptômes psychiques
    • Sensations de danger, de catastrophe voire de mort imminente)
    • Déréalisation (sensation de ne plus être dans la réalité, d’être dans un autre monde)
    • Dépersonnalisation
    • Perte de la capacité à être attentif
    • Croyance forte de ne plus pouvoir penser, agir
  2. Symptômes neurovégétatifs
    • Mains moites,
    • Sueurs,
    • Pâleurs,
    • Sensation de perdre connaissance
  3. Symptômes physiques
    • Sensations de vertiges,
    • de vomissement
    • Difficultés respiratoires
    • Palpitations cardiaques
    • Douleurs thoraciques
    • Sensation d’étouffement et d’emprisonnement
  4. Symptômes psychomoteurs
    • Retrait et isolement assortis d’une inhibition sociale majeure
    • Ralentissement de la pensée
    • Agitation ou immobilisme

Il est fortement recommandé, si les crises d’angoisse ou attaque de panique se répètent de consulter un psychologue afin de se faire aider car il est possible de :

  • Maîtriser l’angoisse et la panique
  • Réduire la fréquence des crises.

Quels moyens thérapeutiques mettre en place pour vaincre les crises d’angoisse ?

Le contrôle des paniques est le premier objectif du travail thérapeutique à mettre en place avec la personne.

De fait, trois stratégies principales sont utilisées et mise en œuvre, dans un contrat d’alliance avec la personne, pour traiter le trouble panique :

  • La première stratégie consiste à aider la personne à apprendre
    • Comment contrôler sa respiration ce qui peut lui permettre, très rapidement, de rompre le cercle vicieux de la panique
    • Comment se détendre et se relaxer pour diminuer l’état de ses tensions physiques et psychologiques (baisser le niveau émotionnel).
  • La seconde stratégie consiste à aider la personne à « apprivoiser » ses sensations et les situations redoutées.
  • Enfin, le troisième axe de travail est centré sur de la remédiation cognitive.

Dans le sens de ces propos, le lecteur est invité à lire l’ouvrage de David Servan-Schreiber « Guérir le stress, l’anxiété, la dépression sans médicaments, ni psychanalyse. ». Il convie à la découverte d’une nouvelle médecine sans médicaments ni psychanalyse, sous-tendue par sept méthodes permettant à chacun de vivre mieux, plus simplement et plus en harmonie avec soi-même. C’est une approche thérapeutique innovante et accessible à tous qui peut permettre, à chacun de trouver la sérénité et l’équilibre intérieur en se mettant à l’écoute de nos émotions.

C’est bien dans ce sens que l’approche thérapeutique peut vous être proposé au sein de mon cabinet en vous aidant à être davantage en paix intérieure avec vous-même. Il suffit de vouloir un petit pas vers ce chemin là et de la décider….


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