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5 façons d’appliquer la pédagogie MONTESSORI à la maison

Montessori

5 façons d’appliquer la pédagogie à la maison avec son enfant

Source : Le Figaro Madame – Article écrit par Ophélie OSTERMANN-  Le 29 août 2016

L’école MONTESSORI, à l’instal de l’école STEINER et FREINET fait partie de la très populaire famille des PÉDAGOGIES ALTERNATIVES.

« L’enfant est le constructeur de l’homme
et il n’existe pas d’homme qui n’ait été formé par l’enfant qu’il a été”

« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde aura changé lorsqu’ils seront grands. Aussi doit-on en priorité aider l’enfant à cultiver ses facultés de création et d’adaptation.

Fondée en 1907 par Maria MONTESSORI, médecin italienne dévouée à la cause des enfants, cette methode d’éducation se base notamment sur la découverte, l’éducation sensorielle et la liberté de l’enfant. Déçus par l’école républicaine, de plus en plus de parents cherchent à inscrire leur progéniture dans un établissement différent. Si à l’origine, la méthode MONTESSORI était destinée aux enfants défavorisés, force est de constater qu’elle n’est désormais plus à la portée de toutes les bourses. Heureusement, quelques principes éducatifs peuvent être appliqués au quotidien, dès la naissance de l’enfant.

« L’éducation comme une aide à la vie »

Dans la pédagogie MONTESSORI, voici ce que l’on appelle « l’environnement préparé ». En clair, on façonne l’un des premiers lieux de vie de l’enfant et ce, dès sa venue au monde, pour un développement optimal. « L’aménagement de la chambre est réalisé par rapport à l’enfant, et centré sur son activité afin de le stimuler. Ainsi, son développement sera optimal », indique Marie ROBERT.

Dans la pratique : pour les enfants de 0 à 3 ans, on évite le lit à barreaux et on lui préfère un matelas sur le sol pour éviter « l’enfermement ». On installe des étagères à sa hauteur pour qu’il soit dans la volonté d’aller chercher un objet, même s’il rampe. On peut aussi installer un miroir, toujours à sa hauteur, muni d’une barre devant, pour lui permettre de s’agripper seul et de se voir.

Inutile d’attendre que le petit dernier fasse preuve d’une parfaite mobilité et réussisse à servir des verres d’eau d’une seule main pour le faire participer à la vie de la maison. « Maria MONTESSORI disait « l’intelligence vient de la main ». C’est en l’autonomisant, en le poussant à faire des choses et en choisissant un mobilier adapté qu’on lui fait travailler sa mobilité », rappelle Marie Robert.Afficher l'image d'origine

Dans la pratique :  quand un des deux  parents  prépare  un  repas,  on l’y associe, avec    l’« exercice du versé ». On dispose deux pots sur la table, l’un vide l’autre rempli de lentilles par exemple. À l’aide d’une louche (relativement grosse pour les plus petits), on lui fait verser les lentilles d’un pot à l’autre. Toujours dans le cadre de la cuisine, on fait presser les oranges aux plus grands (6 ans environ). Sur un plateau – pour centrer l’activité – on place les oranges, une planche à découper et le presse-agrumes. À table, pour ceux qui savent plus ou moins manger seul, on évite la chaise haute et on privilégie table et chaise à sa hauteur.

L’exercice du tri, notamment des vêtements en fonction des couleurs, est également intéressant pour aiguiser mobilité et autonomie. On utilise trois couleurs, on s’assied à côté de l’enfant et on lui montre deux fois le geste en utilisant un minimum de mots pour conserver sa capacité de concentration. Ensuite c’est à son tour. Afin de le rendre acteur de son propre environnement (et non éviter à papa ou maman de balayer la cuisine), on lui apprend à nettoyer sa table ou à balayer le sol. Pour ce faire, on dessine un carré par terre et on lui demande de passer le balai dans cet espace.Afficher l'image d'origine

Si l’on dispose d’un jardin, on en profite pour lui faire prendre conscience de son environnement extérieur en achetant un petit arrosoir adapté à sa pratique ou en lui apprenant à nettoyer les feuilles d’une plante.

Lui apprendre le plaisir de prendre soin de lui

Exit les négociations au sommet chaque soir pour le convaincre d’aller se brosser les dents : « Le principal est de lui faire saisir l’importance de l’hygiène en passant par le plaisir et le bonheur », explique l’enseignante.

Dans la pratique : on crée un véritable moment rien que pour lui, en disposant sa brosse à dents, son dentifrice et éventuellement une crème pour les mains parfumée sur un plateau dans sa chambre. Dans la salle de bains, on lui réserve un espace en achetant un porte-savon qui lui sera dédié, et l’on n’oublie pas de placer une marche pour qu’il accède seul au lavabo.

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