A PROPOS DE L’AUTISME

302016Août

A PROPOS DE L’AUTISME

Définition: Autisme

Source Psychomédia – Publié le
SYNONYME : TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME
L’autisme, appelé trouble du spectre de l’autisme dans le DSM-5, est un trouble d’origine neurobiologique, caractérisé par un développement anormal ou déficient de l’interaction sociale et de la communication ainsi qu’un répertoire considérablement restreint d’activités et d’intérêts.
Le DSM-IV, est un manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders« ), publié par l’American Psychiatric Association
Ce manuel est utilisé internationalement par les professionnels de la santé mentale.
Les troubles envahissant du développement du développement du DSM-IV (aussi appelés troubles du spectre de l’autisme), sont caractérisés par des déficits sévères et une altération envahissante de plusieurs secteurs du développement – capacités d’interactions sociales réciproques, capacités de communication – ou par la présence de comportements, d’intérêts et d’activités stéréotypés. Ils incluent :
– l’autisme,
– le syndrome de Rett,
– le syndrome d’Asperger,
– le trouble désintégratif de l’enfance
– et le trouble envahissant du développement non spécifié

8 troubles à ne pas confondre avec l’autisme

Plusieurs autres troubles peuvent avoir des symptômes en commun avec l’autisme. Le DSM-5 mentionne huit de ces troubles dans la rubrique « diagnostic différentiel » de l’autisme :
  1. Syndrome de Rett

Dans ce syndrome, une perturbation de l’interaction sociale peut être observée pendant la phase régressive du syndrome (typiquement entre 1 et 4 ans). Une proportion substantielle de fillettes atteintes de ce trouble peuvent ainsi répondre aux critères diagnostiques de l’autisme. Mais, après cette période, la plupart améliorent leurs capacités de communication et les caractéristiques autistiques ne sont plus un sujet de préoccupation majeur. Le diagnostic d’autisme ne doit donc être considéré que lorsque tous les critères diagnostiques sont rencontrés.

2. Mutisme sélectif

Dans le mutisme sélectif, le développement précoce n’est généralement pas perturbé. La personne présente habituellement des compétences de communication appropriées dans certains contextes et situations. Même dans les situations où elle est muette, la réciprocité sociale n’est pas altérée et le mode de comportements restreints et répétitifs n’est pas présent.

3. Troubles du langage

Dans certaines formes de trouble du langage, il peut y avoir des problèmes de communication et des difficultés sociales secondaires. Mais un trouble spécifique du langage n’est généralement pas associé à une communication non verbale anormale, ni avec la présence d’un mode de comportements restreints et répétitifs.

4. Trouble de la communication sociale pragmatique

Quand une personne présente un déficit dans la communication et les interactions sociales mais ne manifeste pas de comportements ou d’intérêts restreints et répétitifs, les critères du  trouble de la communication sociale pragmatique peuvent être rencontrés plutôt que ceux du trouble du spectre de l’autisme (Autisme et Asperger avec le DSM-5, certains recevront plutôt le nouveau diagnostic du « trouble de la communication sociale »)

5. La déficience intellectuelle sans trouble du spectre de l’autisme

La déficience intellectuelle (trouble du développement intellectuel) sans trouble du spectre de l’autisme peut être difficile à différencier du trouble du spectre de l’autisme chez les très jeunes enfants. Les personnes ayant une déficience intellectuelle qui n’ont pas développé de compétences linguistiques ou symboliques présentent également un défi pour le diagnostic différentiel, puisque le comportement répétitif est souvent présent chez ces personnes aussi.

Un diagnostic de trouble du spectre autistique chez une personne présentant une déficience intellectuelle est approprié lorsque la communication sociale et l’interaction sont faibles par rapport au niveau de développement de compétences non verbales (par exemple, la motricité fine, la résolution de problèmes non verbale).

La déficience intellectuelle est le diagnostic approprié lorsqu’il n’y a pas contradiction apparente entre le niveau de compétences sociales et de communication et les autres compétences intellectuelles.

6. Trouble du mouvement stéréotypé

Puisque les stéréotypies motrices font partie des critères diagnostiques du trouble du spectre de l’autisme, un diagnostic supplémentaire de trouble des mouvements stéréotypés n’est pas donné lorsque ces comportements répétitifs sont mieux expliquées par l’autisme. Toutefois, lorsque les stéréotypies causent une automutilation et devient au centre d’un traitement, les deux diagnostics peuvent être appropriés.

7. Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (ou communément appelés TDAH)

Les anomalies de l’attention (trop centrée ou facilement distraite) et l’hyperactivité sont fréquentes chez les personnes souffrant d’autisme. Un diagnostic de déficite de l’attention avec ou sans hyperactivité doit être envisagé lorsque des difficultés attentionnelles ou une hyperactivité dépassent les niveaux généralement observés chez les personnes d’âge mental comparable. 

8. Schizophrénie

La schizophrénie, lorsqu’elle survient dans la petite enfance, se développe généralement après une période de développement normal ou proche de la normale. Un état prodromique (période de symptômes avant-coureurs), dans lequel des déficits sociaux ainsi que des intérêts et des croyances atypiques se produisent, pourrait être confondu avec les déficits sociaux observés dans l’autisme. Les hallucinations et des délires qui caractérisent la schizophrénie ne sont pas des caractéristiques de l’autisme.

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