Mieux comprendre mon lien d’attachement évitant
RESUME
L’attachement évitant se caractérise par une tendance à l’indépendance excessive et à la distance émotionnelle dans les relations. Les personnes avec ce style d’attachement ont souvent du mal à faire confiance ou à dépendre des autres, préférant garder leurs émotions pour elles et éviter la proximité. Ce comportement peut résulter d’expériences passées où leurs besoins d’attachement n’ont pas été satisfaits ou ont été ignorés.
Très régulièrement, dans le cadre de ma pratique professionnelle de psychologue, je suis sollicitée par des personnes énonçant leurs souffrances dans leurs relations affectives aux autres, sources d’insécurité, d’anxiété, de dépendance affective, avec une importance exagérée du regard de l’autre.
La question des liens d’attachement, des blessures subies dans l’enfance, de l’autosabotage à l’âge adulte qui en découle, de l’estime et confiance en soi est centrale dans ces demandes d’accompagnement. Il est souvent mis en évidence des souffrances émotionnelles fortes créant des dommages conséquents sur la santé psychique et physique (autosabotage, somatisations) avec des impacts dans leurs relations personnelles, amoureuses, familiales, professionnelles et amicales.
J’ai déjà écrit plusieurs articles liés aux liens d’attachement, à la confiance en soi, à l’estime de soi. Vous pourrez les retrouverez, chers lecteurs, sur ce site.
Mon propos, aujourd’hui, est de davantage faire le point sur l’attachement évitant

L’attachement évitant est un style d’attachement caractérisé par une indépendance marquée, une distance émotionnelle et une réticence à établir des relations proches ou intimes. Les individus ayant ce style ont souvent appris, durant leur enfance, à minimiser ou à réprimer leurs besoins affectifs par crainte du rejet, de l’abandon ou de la vulnérabilité. En réponse, ils développent une stratégie de défense consistant à éviter la dépendance émotionnelle, préférant garder une certaine autonomie et contrôler leurs émotions.
Ces personnes ont tendance à valoriser l’autosuffisance et à percevoir la proximité émotionnelle comme une menace ou une surcharge. Elles peuvent sembler froides, détachées ou insensibles dans leurs relations, évitant souvent la confrontation ou l’expression de leurs sentiments profonds. Par peur de la vulnérabilité, elles privilégient la distance, même lorsqu’elles désirent secrètement des liens plus profonds.
Ce style d’attachement peut résulter d’expériences précoces où leurs besoins d’affection et de soutien n’ont pas été satisfaits ou ont été ignorés, conduisant à une méfiance envers la proximité. En conséquence, ces individus ont souvent du mal à faire confiance, à s’ouvrir ou à accepter l’aide ou le soutien des autres.
Sur le plan relationnel, l’attachement évitant peut entraîner des difficultés à maintenir des relations durables ou à répondre de manière empathique aux besoins de leurs partenaires ou proches. Cependant, avec une prise de conscience et un travail thérapeutique, il est possible de développer une capacité à accepter la vulnérabilité et à instaurer des relations plus équilibrées et satisfaisantes.
Source: Cours APR-645 La relation d’attachement en enseignement
https://guideattachementparentenfant.wordpress.com/lattachement-insecurisant/
Voici quelques exemples illustrant l’attachement évitant :
- Refus de s’engager profondément dans une relation : Une personne peut éviter de parler de ses sentiments ou de faire des projets à long terme, préférant rester dans une relation superficielle pour ne pas se sentir vulnérable.
- Éviter la proximité émotionnelle : Lorsqu’un partenaire essaie de partager ses émotions ou ses préoccupations, l’individu peut se fermer ou changer de sujet, évitant ainsi de s’engager émotionnellement.
- Prioriser l’indépendance : Un individu peut refuser de demander de l’aide même lorsqu’il en a besoin, insistant sur sa capacité à gérer seul ses problèmes, par peur de dépendre de quelqu’un d’autre.
- Difficulté à exprimer ses sentiments : Il peut être difficile pour une personne évitante d’identifier ou de verbaliser ses émotions, préférant garder ses pensées pour elle-même pour éviter toute vulnérabilité.
- Se retirer lors de conflits : Lorsqu’un désaccord survient, elle peut se couper ou s’éloigner, évitant ainsi la confrontation ou l’intimité nécessaire pour résoudre le problème.
Ces exemples montrent comment l’attachement évitant influence la manière dont une personne se comporte dans ses relations, souvent en privilégiant la distance et l’autonomie au détriment de la proximité émotionnelle.
COMMENT EVOLUER ?
Pour améliorer un trouble de l’attachement évitant, il est essentiel de travailler sur la confiance en soi et la capacité à établir des liens émotionnels plus profonds. Voici quelques stratégies efficaces :
- Prendre conscience de ses schémas : Identifier ses comportements d’évitement et comprendre leur origine permet de commencer à changer. La thérapie, notamment la thérapie cognitive et comportementale ou la thérapie d’attachement, peut aider à explorer ces schémas.
- Travailler la confiance en soi : Renforcer l’estime de soi et apprendre à reconnaître ses besoins affectifs permet de réduire la peur de la vulnérabilité.
- Apprendre à exprimer ses émotions : S’entraîner à verbaliser ses sentiments, même de manière progressive, favorise une meilleure communication et réduit la distance affective.
- Créer des relations sécurisantes : Entouré de personnes fiables et bienveillantes, il est plus facile de se sentir en sécurité et d’oser s’ouvrir. La thérapie de couple ou de groupe peut également être bénéfique.
- Pratiquer la pleine conscience : La méditation ou la pleine conscience aident à accepter ses émotions sans jugement, facilitant la gestion de la vulnérabilité et la réduction de l’évitement.
- Patience et persévérance : La modification des schémas d’attachement demande du temps. Il est important d’être patient, de célébrer chaque petit progrès et de persévérer dans l’effort.
En somme, l’amélioration de l’attachement évitant passe par une prise de conscience, un travail sur soi et la construction de relations plus authentiques et sécurisantes. La thérapie est souvent un outil précieux pour accompagner ce processus.
Pour se libérer de son enfance et vivre pleinement sa vie, il est judicieux déjà de prendre conscience de ce qui nous encombre (nous emprisonne, nous bloque) pour ensuite vouloir changer et apprendre à :
- S’aimer,
- Réparer l’image que nous avons de nous-même
- Parvenir à vaincre nos peurs les plus enfouies
Il s’agit alors :
- D’apprendre à être indulgent avec soi-même pour apprendre à s’aimer, à aimer la belle personne que vous êtes,
- Réparer l’estime de soi (confiance en notre propre valeur)
- Vaincre ses peurs pour les dépasser et faire avec elles :
Entamer une thérapie apparait indispensable pour se faire accompagner dans la gestion de la souffrance générée par la peur de l’abandon. Pour la personne, il s’agit, alors, de faire des prises de conscience :
- Celle de prendre conscience que l’on ne prend pas soin de soi,
- Celle d’envisager de soigner l’enfant meurtri (l’enfant intérieur) que l’on a été,
- Celle de prendre du temps pour se libérer de ses blessures du passé, quel que soit l’âge que l’on avait quand ces blessures sont survenues.
La mise en mots de ses blessures est essentielle pour pouvoir se libérer, agir, et redevenir un sujet.de sa vie.
Vous avez la possibilité de me contacter afin que nous puissions, ensemble, lors d’une première consultation, faire le point sur ce que vous vivez. J’aurais plaisir à vous accueillir en souhaitant que je puisse vous aider à retrouver de la juste sérénité pour poursuivre votre chemin de vie.
Au cours de la thérapie qui peut se mettre en place, je vous inviterai à cheminer ensemble sur le fil de vos pensées, pour vous aider en toute bienveillance et empathie, à comprendre ce qui est à comprendre, à dénouer ce qui est à dénouer pour enfin construire ou reconstruire ce qui est à construire ou reconstruire, ce dans le respect du secret professionnel propre à mon éthique de psychologue.
POUR ALLER PLUS LOIN : BIBLIOGRAPHIE
« Les liens qui libèrent : Comprendre et guérir de l’attachement » par Yannick R. Le Heuzey.
https://shs.cairn.info/revue-therapie-familiale-2006-3-page-243
« L’attachement : La théorie, ses applications » par Christian Grenier.
« L’attachement : La théorie et ses enjeux » par Daniel Siegel — Un ouvrage accessible qui présente la théorie de l’attachement et ses applications cliniques, avec une perspective intégrative. (L’auteur est américain, mais le livre a été traduit en français.)
« Comment se Remettre d’un Attachement Évitant » – de Maris Langdon (Auteur)
« Le cerveau de l’attachement » par Boris Cyrulnik — Un ouvrage de référence écrit par le célèbre neuropsychiatre français, qui explique comment nos expériences précoces influencent notre cerveau et nos relations.
La théorie de l’attachement: Comprendre les liens émotionnels qui façonnent les relations Broché de Peter Lanore (Auteur)
MA CONVICTION
Chacun a en soi la capacité de s’aider soi-même, de guérir ses blessures psychiques. https://psychologue-psychomotricien-lyon.fr/
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