42017Août

STOP SUICIDE….

STOP SUICIDE…. 

Si vous as envie d’en finir, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu’un qui sait ce que souffrir veut dire.

Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si c’était possible, je préférerais être avec vousi en ce moment, m’asseoir avec vousi et parler, face à face et cœur ouvert. J’ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer.  J’ai donc une petite idée de ce que vous pouvez ressentir. Je sais que vous n’êtes  pas en mesure de lire longtemps, alors je vais faire court.
Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j’ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j’aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devrais vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.

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J’aimerais vous demander de rester avec moi jusqu’à la fin de cette page. J’espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, quelque part à l’intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous voulez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l’obscurité la plus profonde de votre désespoir. Être dans le doute concernant sa mort, c’est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre.

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Commencez par penser à cette phrase :

“Le suicide n’est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d’y faire face.”

Dans le suicide, il ne s’agit que de cela. Vous n’êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir – cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant.
Si j’empile des poids sur vos épaules, et si j’ajoute suffisamment de poids, vous vous écroulerez  au bout d’un moment, quelle que soit votre volonté de rester debout. C’est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : “Debout! Garde le moral!” – vous le ferez, évidemment, si vous le pouviez …

N’acceptez pas que quelqu’un vous dise “Il n’y a pas de quoi être suicidaire pour cela.”
Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu’une douleur soit supportable ou non diffère d’une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu’un peut ne peut pas être l’être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend des ressources dont vous d
isposes.

Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d’y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des “idées noires”. Le suicide n’est alors pas un défaut de caractère; il n’y a pas à le juger moralement. C’est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.

Vous pouvez  survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l’une ou l’autre de ces deux choses:
1) Trouver un moyen pour réduire la douleur, ou
2) Trouver un moyen pour augmenter tes ressources pour y faire face.
O
u les deux à la fois.

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Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l’heure:

1) La première chose que vous avez besoin d’entendre, c’est de savoir qu’on s’en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment s’en sont sorties. Vous avez  donc de très fortes chances de vous en sortir. J’espère que cette information peut vous donner un peu d’espoir. 

2) La deuxième chose que je veux vous suggérer est de inviter à prendre du  recul. Certains parlent de distance. Dites-vous, par exemple, “j’attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit.” Ou une semaine.

Souvenez-vous que :

  • sensations et actions sont deux choses différentes,  
  • avoir le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez  le faire maintenant.
    Mettez  du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l’acte. Même si ce n’est que 24 heures. Vous en avez été capable pendant les 5 minutes où vous avez lu page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire.
    Continuez et prenez conscience du fait qu’alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n’êtes pas, en ce moment, en train d’agir en ce sens. C’est très encourageant en soi, et j’espère que cela l’est pour vous aussi.

3) Troisième chose : on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez  si désespérément, si vous êtes mort.

4) La quatrième chose : certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu’ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter vos douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.
Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne te jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouves-en une. Maintenant.

Utilise vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu’un ce qui se passe pour vous. Il est normal et légitime de pouvoir un jour demander de l’aide.

en parler, c'est déjà revivre

Appelez une ligne d’écoute spécialisée (SOS Suicide PhénixSOS amitié), appelez un centre spécialisé près de chez vous, appelez un psychologue ou un psychiatre, quelqu’un qui est capable de vous écouter.
Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d’essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c’est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous as besoin pour retrouver l’équilibre.

5) La dernière chose, enfin, que je veux que vous sachiez maintenant est ceci : VOUS AVEZ BESOIN DE PRENDRE SOIN DE VOUS. Je vous invite à envisager une thérapie pour être accompagné et pour que l’on prenne soin de vous 

Bien. Il s’est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J’en suis sincèrement heureuse.

Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous puissiez trouver, c’est quelqu’un a qui parler. Si vous trouvez quelqu’un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choisirez ne sera pas la dernière.

Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu’il en est pour vous.

Il est temps de commencer à en chercher une autour de toi.

Et maintenant, j’aimerais que tu appelles quelqu’un…. Vite … Ce quelqu’un t’attends… 

laisse-toi aider

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